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2nd mouvement 2018 des enseignants du 1er degré : le snudi FO 01 écrit à l’IA
Publié; le 26 mai 2018 | SnudiFO 01

Madame la Directrice Académique,

A moins d’un mois de la phase d’ajustement du mouvement, nous souhaitons vous alerter.

Le mouvement principal 2018 a été marqué par la poursuite du profilage des postes, de listes d’aptitude non réglementaires. Le droit à mutation sur la base du seul barème est de fait remis en cause. Sur 1220 participants (50 de plus qu’en 2017 lié au maintien de certaines « grosses » communes à 4,5 jours), l’écrasante majorité des personnels (692 personnes soit 56,72%) ne mutent pas. Ils restent sur leur poste (287 personnes soit 23,52 %) ou se retrouvent sans affectation (405 personnes soit 33,19%).

Ainsi, pour tous les collègues, notamment ceux non encore affectés, le lieu d’exercice à la rentrée prochaine, est essentiel afin qu’ils organisent leurs vies privées, et préparent au mieux, dès à présent et avant le départ en congés, leur rentrée professionnelle 2018.

C’est dans ce contexte que les conditions et modalités du mouvement complémentaire 2018 appellent de notre part le constat (non exhaustif) suivant :

- Second mouvement toujours bloqué par la poursuite de la masterisation. En effet, près de 110 PES à la rentrée 2018 vont être affectés dans des classes (au lieu d’être à temps plein en formation à l’ESPE avec des stages analogues à ce qui se faisaient à l’IUFM) sur des compléments de service équivalent à 55 postes pleins. C’est donc l’équivalent de 55 postes qui seront inaccessibles aux collègues restés sans affectation au 13 juin, contrairement à la réglementation qui impose que les titulaires soient affectés avant les stagiaires.

- Avec ce blocage de postes, vous allez être amenée à placer des collègues en surnombre non réglementaire (TR ZDA). Ces collègues ne pourront pas préparer sereinement leur rentrée.

- Près de 405 collègues sont convoqués sur un seul et même après-midi pour avoir une éventuelle affectation.

- La légère amélioration des permutations 2018 qui ne permet toujours pas, comme c’était le cas il y a quelques années, à un collègue T1 avec 26 points de rentrer dans le Rhône.

- Concernant les rythmes scolaires à la rentrée 2018, nous réitérons notre demande faite lors de la dernière CAPD.
« Entre 80 et 90% des communes fonctionneront à 4 jours à la rentrée prochaine dans notre département. Dans ce contexte, les 4 jours doivent s’appliquer à toutes les communes et à toutes les écoles. Il en va de l’organisation des services partagés, de l’organisation du plan des animations pédagogiques, de la gestion des remplacements et de l’égalité de traitement entre les tous les enseignants. Quelles injustices pour les enseignants quant à leurs conditions de travail, quant à leur salaire. Un enseignant travaillant à 4,5 jours doit supporter chaque semaine un trajet supplémentaire mais également une garde d’enfant supplémentaire. S’ajoute à cela l’iniquité du jour de carence qui sera ponctionné pour une absence un mercredi matin. Sans compter que pour des raisons de santé ou familiales, des enseignants sont amenés à solliciter un temps partiel qui ne serait pas nécessaire dans le cadre de la semaine à 4 jours. Nous sommes fonctionnaires d’État et par définition, notre salaire est calculé sur notre point d’indice (corps, grade, échelon). Avec le décret rythmes scolaires, notre salaire dépend de la commune dans laquelle nous exerçons. Ce n’est pas acceptable.
Bourg en Bresse, Oyonnax, Montrevel… la décision autoritaire de ces communes de rester à 4,5 jours sans prise en compte de l’avis des enseignants et parents n’est pas acceptable. D’ailleurs beaucoup d’équipes chevronnées viennent d’être déstabilisées lors du mouvement du fait du maintien à 4,5 jours. »

A partir d’un tel constat, nous souhaitons rappeler quelques demandes simples, et même pour certaines réglementaires, portées par notre syndicat depuis plusieurs années :
- l’arrêt de l’affectation de collègues en surnombre non réglementaire ;
- l’ouverture, le maintien de tous les postes et classes nécessaires en y affectant les collègues en surnombre ;
- le retour au recrutement sur la liste complémentaire réglementaire à hauteur des besoins dès la rentrée (comme dans les années 2000) afin de pourvoir les postes vacants et donc de satisfaire les exeat (ce qui libérerait immédiatement bon nombre de postes dans des zones convoitées du département) ;
- le respect du statut de la fonction publique par l’affectation des titulaires avant les stagiaires ;
- la publication de tous les postes vacants, ce qui implique qu’il n’y ait aucun blocage de fractions de postes (loi de 1983) ;
- le respect du droit réglementaire, pour tous les collègues (y compris à temps partiel) de postuler sur tous les postes ;
- le retour à une véritable formation initiale comme avant la masterisation dans l’intérêt des PES, des élèves, des titulaires (adjoints et directeurs), des formateurs dans les circonscriptions et de l’ESPE.

Persuadés que notre démarche retiendra toute votre attention, veuillez agréer, Madame la Directrice Académique l’expression de notre entière considération.

Nicolas DUSSUYER
Secrétaire départemental adjoint du SNUDI FO 01
Pour les élus du SNUDI FO 01 à la CAPD

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2018 05 25 Lettre SNUDI FO 01 à Mme la DASEN à propos du 2nd mouvement 2018
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