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Loi Peillon : la collectivité territoriale au centre de tout… et le statut à la dérive ! Encore un exemple concret à La Rochelle
Publié; le 21 février 2013 | snudi FO 01

Vous trouverez ci-joint un extrait de l’Ecole Syndicaliste de février 2013, envoyé en version papier et pdf aux adhérents.

Après les diverses annonces de pauses méridiennes allongées (entre 2H30 et 2H45 pour Colomiers, Saint Orens, Paris, Lyon... couplées à une baisse du taux d’encadrement de 1 pour 10 à 1 pour 14 en maternelle et de 1 pour 14 à 1 pour 18 en élémentaire), voilà un nouvel exemple de l’attaque contre le statut que permet le projet de Loi Peillon.

Toutes les craintes sont confirmées suite à la publication de la circulaire d’application du décret du 26 janvier sur les rythmes scolaires.

A La Rochelle, la mairie a réuni les personnels communaux. Et
le DASEN a réuni le 5 février tous les directeurs de la ville pour
mettre en place ce dispositif et la semaine de 4 jours et demi
dès la rentrée 2013. Il a expliqué que les APC seraient effectuées sous la responsabilité de la mairie. Voyons comment…
Ce que prévoit la mairie de La Rochelle
pour mettre en place les activités périscolaires

► En raison d’un personnel municipal en nombre insuffisant
pour assurer toutes les activités périscolaires dans toutes les
écoles au même horaire (15h30), celles-ci seraient réalisées à
des horaires différents sur une même école en cours de journée ! Elles seraient effectuées dans les classes.
Les PE auraient des emplois du temps « à trous » permettant
aux animateurs de venir dans leur classe assurer ces activités.
Pendant ce temps le PE sortirait de sa classe. Selon les autorités, enseignants et animateurs vont « devoir apprendre à partager leur territoire » !

► Le personnel périscolaire serait amené à prendre en charge
ces activités pendant l’école, ainsi que les Atsem, en maternelle.

► Ces activités périscolaires seraient effectuées dans les
classes.

► Ces activités seraient assumées par des agents municipaux
dont la qualification ne correspondrait pas forcément aux tâches
demandées (des personnels d’entretien assurant des responsabilités d’Atsem ne sont actuellement pas titulaires du CAP Petite
enfance).

► Les enseignants de petite section en maternelle, n’auraient
plus la responsabilité du temps de sieste, celle-ci étant transfé-
rée aux Atsem, qui pour beaucoup d’entre elles n’ont pas la qualification requise. Le taux d’encadrement prévu en maternelle
serait de 14 enfants pour un adulte.
Ce sont donc bien les contraintes budgétaires, mais peut-il en
être autrement, qui s’imposeraient au mépris de nos garanties
statutaires et des conditions de travail.
Si cette contre-réforme s’applique, combien de temps resterons-nous fonctionnaires d’Etat, au moment où le gouvernement annonce l’Acte III de la décentralisation ?

cale




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