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FO ne signe pas l’accord interpro portant sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi !
Publié; le 13 janvier 2013, mis à jour le 21 janvier 2013 | snudi FO 01

La FNEC FP FO approuve la décision du bureau confédéral FO de ne pas signer l’accord interprofessionnel portant sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Seuls FO et la CGT ont voté contre cet accord.

Cet accord généraliserait la flexibilité dans les relations de travail, faciliterait le licenciement des salariés et le travail à la tâche, remettant en cause le CDI, qui constitue la norme définie par le Code du Travail, au profit de l’emploi précaire. Il s’inscrit dans la même logique que celle du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance), d’austérité généralisée et de baisse du coût du travail.

Dans ce contexte, la FNEC FP FO se félicite également de la tenue du meeting du 24 janvier
organisé par la Confédération FO contre l’austérité.

Vous trouverez ci-dessous et joint le communiqué de presse.

DECISION DU BUREAU CONFEDERAL

A l’unanimité le Bureau Confédéral de FORCE OUVRIERE décide de ne pas signer l’accord interprofessionnel portant sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Alors que l’emploi et la lutte contre le chômage doit être la priorité n°1, FORCE OUVRIERE souligne que cela doit prioritairement passer par une politique économique ambitieuse, source de croissance économique par la consommation, l’investissement public et privé, la stratégie industrielle.

Au nom du principe dangereux selon lequel il faut d’abord pouvoir licencier pour pouvoir embaucher, ce projet d’accord est profondément déséquilibré.

Le projet d’accord inscrit le social comme variable d’ajustement d’une politique économique de rigueur tant au plan national qu’européen.

Pour le Bureau Confédéral ce projet se caractérise par : « la flexibilité, c’est maintenant, la sécurisation de l’emploi pour demain, peut-être ».

Nombre de dispositifs annoncés comme positifs pour les salariés sont partiels, aléatoires, d’application tardive ou pouvant déjà être contournés dans le cadre de ce projet.

Par contre en terme de flexibilité (accords dits de maintien de l’emploi avec la baisse des salaires – nouvelles procédures pour les PSE – mobilité interne forcée – CDI intérimaire – CDI intermittent …), le projet d’accord constitue une remise en cause importante des droits des salariés. Il en est de même pour la sécurisation judiciaire des employeurs au détriment des salariés.

FORCE OUVRIERE décide d’informer largement les salariés du contenu de ce projet et entend intervenir auprès du Gouvernement et du Parlement pour faire valoir ses positions.

Le dossier n’est pas clos.

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